Titre : | La mariée libérée | Type de document : | texte imprimé | Auteurs : | Avraham B. Yehoshua, Auteur ; Sylvie Cohen, Auteur | Editeur : | Calmann-Lévy | Année de publication : | 2008 | Importance : | 405 p. | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-7021-3877-9 | Prix : | 21,90 | Langues : | Français | Résumé : | LLe nouveau roman de A. B. Yehoshua met en scène un couple qui s'aime, après plus de trente ans de mariage. Lui, Yaari, dirige un bureau technique d'installation d'ascenseurs, à Tel-Aviv. Sa femme, Daniella (professeur d'anglais) part en Afrique centrale rendre visite à son beau-frère, Jérémie, dont la femme (sour de Daniella) est décédée. Ils n'ont pas l'habitude d'être séparés. Un dialogue intime se poursuit dans la tête de chacun - à l'occasion de ce voyage. Sept chapitres correspondent aux sept jours du voyage, pendant la fête juive de Hanouka. Sept chapitres composés de quinze à vingt brefs sous-chapitres, qui alternent avec une parfaite régularité la voix de Yaari et celle de Daniella. On pourrait dire que Un feu amical est d'abord un livre sur l'amour conjugal. Mais il est bien plus que cela : ce « feu amical », c'est les lumières de la fête familiale, joyeuse, de Hanouka, et les feux des campements de brousse en Afrique. Mais c'est aussi le « tir ami » : le fils du beau-frère de Daniella a été tué il y a quelques années par un feu amical (le tir d'un autre soldat israélien), et cette mort pèse sur tous les protagonistes du roman. Et au-delà, les nuages sombres sont nombreux qui s'amoncellent autour de l'amour conjugal de Yaari et de Dianella : les difficiles relations avec les belles-filles, l'énigme des petits-enfants, le contexte israélien plein d'incertitudes, l'Afrique centrale où veut se dissoudre le beau-frère qui, comme le prophète Jérémie, est désespéré et a décidé de couper tout lien avec la civilisation juive : « J'ai 70 ans, et j'ai le droit de me séparer de tout cela. » Quant au style du roman, on retrouve dans Un feu amical toutes les qualités qui ont fait d'A. B. Yehoshua un des plus grands auteurs israéliens vivants : la description minutieuse et réaliste des comportements humains, le souci des détails, les étincelles d'humour, les situations comiques latentes, l'étrangeté de la réalité, le rôle des répétitions, des parallélismes, des résonances : ainsi la vie quotidienne en Israël et en Afrique s'éclairent l'une l'autre, le bruit du vent dans l'ascenseur de Tel-Aviv fait écho au bruit du vent en Afrique, et au spiritualisme païen des Africains rencontrés là-bas, etc. Se crée ainsi une harmonie nouvelle, que seule permet l'écriture littéraire. Malgré une apparence plus simple, moins complexe, plus quotidienne que les précédents livres de A. B. Yehoshua (Le Responsable des ressources humaines, La Mariée libérée, Voyage vers l'an mille, etc.), Un Feu amical est peut-être une ouvre encore plus subtile |
La mariée libérée [texte imprimé] / Avraham B. Yehoshua, Auteur ; Sylvie Cohen, Auteur . - [S.l.] : Calmann-Lévy, 2008 . - 405 p. ISBN : 978-2-7021-3877-9 : 21,90 Langues : Français Résumé : | LLe nouveau roman de A. B. Yehoshua met en scène un couple qui s'aime, après plus de trente ans de mariage. Lui, Yaari, dirige un bureau technique d'installation d'ascenseurs, à Tel-Aviv. Sa femme, Daniella (professeur d'anglais) part en Afrique centrale rendre visite à son beau-frère, Jérémie, dont la femme (sour de Daniella) est décédée. Ils n'ont pas l'habitude d'être séparés. Un dialogue intime se poursuit dans la tête de chacun - à l'occasion de ce voyage. Sept chapitres correspondent aux sept jours du voyage, pendant la fête juive de Hanouka. Sept chapitres composés de quinze à vingt brefs sous-chapitres, qui alternent avec une parfaite régularité la voix de Yaari et celle de Daniella. On pourrait dire que Un feu amical est d'abord un livre sur l'amour conjugal. Mais il est bien plus que cela : ce « feu amical », c'est les lumières de la fête familiale, joyeuse, de Hanouka, et les feux des campements de brousse en Afrique. Mais c'est aussi le « tir ami » : le fils du beau-frère de Daniella a été tué il y a quelques années par un feu amical (le tir d'un autre soldat israélien), et cette mort pèse sur tous les protagonistes du roman. Et au-delà, les nuages sombres sont nombreux qui s'amoncellent autour de l'amour conjugal de Yaari et de Dianella : les difficiles relations avec les belles-filles, l'énigme des petits-enfants, le contexte israélien plein d'incertitudes, l'Afrique centrale où veut se dissoudre le beau-frère qui, comme le prophète Jérémie, est désespéré et a décidé de couper tout lien avec la civilisation juive : « J'ai 70 ans, et j'ai le droit de me séparer de tout cela. » Quant au style du roman, on retrouve dans Un feu amical toutes les qualités qui ont fait d'A. B. Yehoshua un des plus grands auteurs israéliens vivants : la description minutieuse et réaliste des comportements humains, le souci des détails, les étincelles d'humour, les situations comiques latentes, l'étrangeté de la réalité, le rôle des répétitions, des parallélismes, des résonances : ainsi la vie quotidienne en Israël et en Afrique s'éclairent l'une l'autre, le bruit du vent dans l'ascenseur de Tel-Aviv fait écho au bruit du vent en Afrique, et au spiritualisme païen des Africains rencontrés là-bas, etc. Se crée ainsi une harmonie nouvelle, que seule permet l'écriture littéraire. Malgré une apparence plus simple, moins complexe, plus quotidienne que les précédents livres de A. B. Yehoshua (Le Responsable des ressources humaines, La Mariée libérée, Voyage vers l'an mille, etc.), Un Feu amical est peut-être une ouvre encore plus subtile |
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